Les nouveaux médias n'existent pas. Il n'y a que de nouveaux récits.
Le mot « nouveau » est usé jusqu'à la corde. Ce qui change vraiment, ce n'est pas le canal ; c'est la manière dont l'histoire trouve son lecteur.
À chaque nouvelle plateforme, la même rengaine : c’est un nouveau média. TikTok est un nouveau média. Les podcasts sont un nouveau média. Les newsletters sont un nouveau média. Et avant eux, les blogs, les sites web, la télévision, la radio.
La liste est longue. Le mot « nouveau » s’y est usé.
Le canal n’est pas le message
Marshall McLuhan avait raison sur une chose : le medium a une influence sur le message. Mais il avait tort sur une autre : le medium n’est pas le message. Le message reste le message.
Ce qui change avec chaque nouveau canal, c’est la contrainte. La contrainte de durée, d’attention, de format, de contexte de réception. Ces contraintes transforment la manière dont vous racontez. Elles ne transforment pas ce que vous avez à raconter.
Ce qui change vraiment
Ce qui change, c’est la façon dont une histoire trouve son lecteur. Pas seulement comment elle lui est distribuée, mais comment elle le choisit — ou comment il la choisit.
Un fil Twitter et un roman ont en commun d’être lus par quelqu’un qui a décidé de lire. Les contraintes sont différentes. L’acte est le même.
Le vrai nouveau
Le vrai changement des dernières années n’est pas l’émergence de nouveaux médias. C’est la multiplication des contextes de lecture. Votre article peut être lu dans le métro sur un téléphone, dans un bureau sur un écran, ou lu à voix haute par une IA dans des écouteurs.
Le récit qui tient dans ces trois contextes n’est pas le plus adaptatif. C’est le plus solide.